Pour répondre à l’impérieux appel du monde rural qui exprime un besoin en eau potable et à proximité, le Président de la transition, le Général de corps d’armée Mamadi Doumbouya a mis à la disposition du service national d’aménagement des points d’eaux (SNAPE), deux ateliers de forages d’une valeur de six milliards de francs guinéens.
L’annonce a été faite par le président du Conseil d’Administration du SNAPE, lors de la 5e session ordinaire et 1ère de l’année 2024 du C.A, tenue jeudi à Conakry. << Dans les prochains jours, on sera doté d’atelier de forage, qui va prendre en charge, non seulement la réparation des forages en panne, mais aussi la mise à disposition de nouveaux forages en tenant compte, de la cartographie des urgences. Parce que l’eau c’est la vie, et ça se mesure lorsqu’on n’en a pas >> a déclaré Amadou Fofana.

Au cours de la rencontre, le conseil a démarré les travaux par l’examen des recommandations de la session précédente, puis pointer le regard sur les activités de 2023 à travers lesquelles, un accent particulier a été mis sur les aspects positifs, sans pour autant négliger les éléments à améliorer pour les prochaines activités.
Également, l’état de la convention entre le SNAPE et ses différents partenaires techniques et financiers a été passé au peigne fin, notamment avec Plan International Guinée et UNICEF.
Aussi, une analyse approfondie des retombées du forum de l’eau, tenu en mai 2023 a été faite. D’autres sujets et non les moindres notamment comment matérialiser l’acquisition du Fonds saoudien mis à la disposition du SNAPE, ont été abordés.
La direction nationale du SNAPE de son côté, a réaffirmé son engagement à examiner et produire des projets d’intérêts communs, pour l’amélioration d’adduction d’eau potable dans les milieux ruraux.
En 2023, le SNAPE a été doté de cinq milliards gnf pour son budget de fonctionnement.
Cette année, les réformes entreprises (l’arrivée des matériels, la formation des cadres sur le fonctionnement de ces engins), permettent au SNAPE de passer désormais à 8 milliards GNF. Ce qui va concourir à consentir les efforts sur la finalisation des projets, ralentis pour défaut de financement. Tout ce processus va être accompagné d’une mission qui sera permanente sur le terrain afin de vérifier et comparer ce qui est contenu dans les documents et la réalité. Les ingénieurs seront mis à contribution pour évaluer la faisabilité de chaque étape.
Selon le directeur général du SNAPE, la poursuite des réformes engagées reste un élément clé pour l’atteinte des objectifs. Pour Alhadji Fode Kaba, la responsabilité est de poursuivre les états généraux de l’hydraulique rurale : << Pour normaliser ce secteur, il faut les préalables. C’est pour cela quand on est venu, on n’a pas essayé de prendre des décisions. Parce qu’on a constaté qu’on était en manque de texte, de clarté dans ce domaine >> a-t-il martelé.
A titre d’exemple, il soutient que la construction des forages n’était pas soumis à une réglementation, à un contrôle stricte :
<< Aujourd’hui il y en a qui font des forages et se retrouvent à sèche au bout de quelques temps. Ce qui amène cela, certains entrepreneurs, quand ils prennent de l’argent des clients, ils vont creuser par exemple 30m de profondeur. Maintenant, au lieu de mettre les PVC à 30m, ils les mettent à 15 ou 20m. C’est pourquoi au bout d’un moment, le sol en bas se rétrécit et se referme. Il n’y aura plus d’eau. Sinon en réalité, la durée de vie d’un forage est de 20 et 50 ans s’il est bien entretenu >> souligne Alhadji Fode Kaba, DG du SNAPE.